La rentrée s’annonce sereine au lycée de Levier qui affiche pratiquement complet dans ses formations générales ou agricoles.
Le point avec Xavier Kasper, le directeur d’un lycée accueillant 420 élèves.
La rentrée s’annonce sereine au lycée de Levier qui affiche pratiquement complet dans ses formations générales ou agricoles.
Le point avec Xavier Kasper, le directeur d’un lycée accueillant 420 élèves.
Les 7 et 8 novembre prochains seront célébrés les 75 ans des cours agricoles dispensés à Levier. Autant dire que des générations de jeunes agriculteurs sont déjà passées par ici et que d’autres devraient également apprendre les bases de leurs métiers dans cet établissement. Lequel fait partie d’un Organisme de Gestion de l’Enseignement Catholique comprenant aussi une école maternelle et primaire, et un collège.
“L’effectif global avoisine 850 élèves et chaque établissement a sa propre direction”, explique Xavier Kasper.
Le lycée LaSalle accueille des apprenants de la 4ᵉ au BTS.
“On a été contraint de refuser des candidats en 4ᵉ et 3ᵉ”. Ces deux classes bénéficient d’un programme de découverte des métiers de l’agriculture. Il reste encore quelques places en Bac général et en B.T.S., en formation initiale. Environ 420 élèves seront scolarisés au lycée.
On suit une courbe assez stable depuis dix ans.
Le gros des effectifs se concentre encore dans la filière agricole qui reste le moteur de l’établissement. Assez logique quand on se situe au cœur des A.O.P. fromagères jurassiennes. L’aire de recrutement sur la partie agricole s’étend dans un rayon de 60 à 70 km autour de Levier. Elle est un peu plus large sur l’autre filière liée aux métiers du cheval.
“On attire des jeunes qui viennent de loin”, dit le grand Est. Cette année, on aura même une jeune Martiniquaise qui a choisi de se former à Levier car elle a de la famille dans le Doubs.
La filière d’enseignement général s’articule autour d’un Bac à dominante scientifique. Pas de nouvelle formation à signaler à la rentrée 2025.
“On réfléchit sur l’opportunité de proposer un bachelor, soit un Bac +3”.
La seule innovation à mentionner concerne le BTS, qui sera organisé en semestrialisation. C’est plutôt une bonne chose car cela est plus adapté aux besoins des professionnels. Ce changement a été validé par la D.R.A.A.F Bourgogne-Franche-Comté en juin dernier.
L’un des atouts du lycée réside dans son internat moderne qui offre 250 places. “C’est un équipement très attractif notamment au niveau de la filière hippique.”
Le lycée LaSalle, c’est aussi une ferme d’application de 35 hectares qui abrite une centaine d’animaux : chevaux, moutons, vaches allaitantes.
“On n’a pas d’atelier laitier car il y a plein d’exploitations aux alentours avec lesquelles on collabore régulièrement pour des visites, l’accueil de stagiaires… La ferme du lycée est plus dédiée à la diversification. On a aussi la chance d’avoir une forge et une menuiserie au lycée. Cela permet d’initier les élèves qui seront parfois amenés à faire de la soudure ou à travailler le bois dans le cadre de leurs activités à la ferme. »
Xavier Kasper reconnaît que le recrutement des enseignants reste toujours un souci dans un lycée qui emploie une centaine de salariés dont la moitié sont des professeurs.
« Une quinzaine exerce aussi une activité agricole. Pour nous, ces profils sont très intéressants car cela permet de ramener du concret dans la pédagogie. Cette pluriactivité est une chance dans l’enseignement agricole.»
L’agenda du lycée LaSalle sera marqué par des demi-journées d’informations programmées en novembre, janvier et mai. Sans oublier en mars les traditionnelles journées portes ouvertes. Bien conscient du contexte actuel, Xavier Kasper rappelle toute la vigilance portée sur le volet sanitaire.
« Si le Super Comice de Pontarlier avait lieu en octobre, on serait présent sur cet événement. »
F.C.

